Interview de Willo

Du rock en veux-tu en voilà ! Bienvenue dans l’univers décalé de Willo, trois garçons au look électrique envoient des décibels façons sixties. De l’ampli à l’harmonium tout est d’origine. Ils joueront ce soir Place des Emmurés à 18h45. Nous les avons rencontrés pour une interview afin d’en savoir plus sur leur parcours atypique.

Comment êtes-vous passés de Maarten à Willo ?

"On ne passe pas de Maarten à Willo, à ce qu’il paraît il y aurait des ressemblances… (rires). Au départ c’était un projet solo, puis Matthieu et Sébastien se sont joints avec la même envie de se démarquer de l’image et de l’univers de Maarten. Matthieu était bassiste, il a bossé à fond pour apprendre la batterie. On a commencé avec beaucoup de reprises, des Beatles, The Kings, Simon & Garfunkel, en changeant l’ordre des accords. En fait on jouait ceux qui nous avaient influencés. Puis on a joué nos propres compositions, les textes ont été réécrits par un ami David Schattock, lui-même musicien à Brighton et membre du groupe Fantastic Captains. Il a apporté aux paroles toute la musicalité typique des groupes anglo-saxons. On a rebossé notre rapport à la scène, pour partir du live vers l’album. Avec Maarten c’était l’inverse."

Reste-t-il des points communs ?

"Les sensibilités restent les mêmes, notre rapport à la mélodie aussi. Mais l’esprit est plus rock, plus dur."

Depuis quelques temps, on assiste à un renouveau des sonorités des années 60-70, qu’en pensez-vous ?

"Ça fait du bien ! Par rapport au courant folk américain qui s’était répandu peu avant. C’est une musique plus ludique et pas moins profonde. Mais au moment où on a commencé à en parler, par exemple pour les Black Keys, ça faisait 10 ans qu’ils se produisaient."

File 190Quelles sont, selon vous, les particularités musicales de ce courant ?

"Beaucoup de choses se jouent avant tout avec le matériel utilisé. On reprend les instruments d’époque comme l’harmonium ou encore un vieil ampli Hi watt de 74. Mais si tu travailles avec cette esthétique, sur un album il y aura toujours des possibilités dans les arrangements pour donner cette teinte, en live c’est une autre histoire. Il y a des manières de jouer, plus minimalistes."

Vous préparez un album ?

"Oui, on a d’ailleurs fini l’enregistrement, il sortira pour novembre 2011. On est allé encore un peu plus loin que sur l’EP. Il y a 11 morceaux, avec quelques surprises comme "Momma Said", un genre de disco berlinois… (rires). Il y a aussi "The last curtain falls" avec un duel de grattes à la fin."

Avez-vous profité des Terrasses du Jeudi ? Un coup de cœur ?

"Oui, une mention spéciale pour Divine’s Orchestra et Anaïs & Rebecca, dont le deuxième set était monstrueux."

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